Jumelage
 



Conférence de la Commission franco-allemande
Berlin, 20-21 janvier 2011


Déclaration finale


1. La Commission franco-allemande des élus locaux s'est retrouvée à Berlin les 20 et 21 janvier 2011, et ce à la veille de l'anniversaire de la signature du Traité de l'Elysée. Plus de 200 personnes ont participé aux travaux de la conférence annuelle de la Commission, instance de dialogue et de réflexion des élus locaux des deux pays, animée par le Rat der Gemeinden und Regionen Europas et l'Association Française du Conseil des Communes et des Régions d'Europe, et co-présidée par Reinhard Sommer et Sylvie Lenourrichel.

2. Les participants tiennent d'abord à exprimer leur gratitude à l'Ambassade de France et à ses collaborateurs pour le soutien apporté à l'organisation de la Conférence, qui n'aurait pu se tenir sans leur appui efficace et précieux.

3. La Conférence portait sur les thèmes de la redynamisation du mouvement des jumelages, sur les enjeux locaux du changement démographique, et sur l'ouverture du partenariat franco-allemand vers d'autres pays en Europe ou au-delà.

4. Les participants à la Conférence tiennent à réaffirmer l'importance fondamentale des jumelages et partenariats entre collectivités territoriales des deux pays qui permettent de faciliter les échanges et donc la compréhension entre les citoyens.
Les jumelages franco-allemands continuent de tenir une place essentielle dans le mouvement des jumelages en Europe et il convient de les renforcer.

5. Tout en restant fidèles aux principes fondateurs de ce mouvement, les participants estiment cependant qu'il convient de faire évoluer les jumelages afin de faire face aux nouveaux défis, et notamment la participation des jeunes, avec le soutien jamais démenti de l'Office Franco-Allemand pour la Jeunesse; et des publics défavorisés. Les jumelages doivent s'adapter et prendre en compte de nouveaux aspects liés à la mobilité, la formation professionnelle et les échanges économiques. De même, la question du renouvellement des équipes d'animation des jumelages doit être affrontée par les structures.

6. Parmi les pistes de réflexion à privilégier, les participants soulignent l'intérêt de développer des relations communes avec des collectivités de pays d'Europe Centrale et Orientale ainsi que de pays tiers, extérieurs à l'Union Européenne. Il s'agit notamment d'inscrire les jumelages et partenariats dans un cadre plus large de l'aide au développement et ce, en étroite coordination avec les politiques nationales.

7. Les participants insistent sur l'importance du maintien des programmes permettant de soutenir financièrement les jumelages et les échanges entre citoyens et appellent les partenaires à la vigilance compte tenu des perspectives financières de l'Union Européenne. De plus, ils soulignent que les procédures doivent être simplifiées.

8. S'agissant des relations entre la France et l'Allemagne, les participants à la Conférence souhaitent inviter les gouvernements nationaux à intégrer les initiatives des jumelages dans le processus de concertation politique entre les deux pays. La Conférence franco-allemande salue particulièrement " l'Agenda 2020 franco-allemand " que le gouvernement fédéral allemand et le gouvernement français ont élaboré en coopération et qui prend en compte le mouvement des jumelages. En outre, la Commission franco-allemande se réfère aux objectifs du Traité de l'Elysée de 1963 par lequel les deux Etats se sont fortement engagés.

9. La Commission franco-allemande tient enfin à rappeler que l'Union Européenne n'a pu progresser que lorsque la France et l'Allemagne partageaient une vision commune des défis à relever. Ils invitent donc les gouvernements des deux pays à se mobiliser en faveur de la Construction Européenne et à faire partager par les autres pays membres de l'Union cette mobilisation, seul moyen de faire progresser le sentiment européen et d'entraîner, par là-même, l'adhésion des citoyens.

10. Afin que les initiatives de la Commission franco-allemande soient mieux reconnues par la Commission Européenne, des conférences thématiques seront organisées à Bruxelles et approfondiront des thèmes pertinents et concrets pour les jumelages de villes et de communes.


11.03.2011




Chers membres, chers amis du jumelage, mail : Ulrike.Rueckert@web.de
05.03.2010

Invitation cordiale de participer à notre voyage " Berlin pour avancés "

Berlin für Fortgeschrittene
Voyage en car du 30 mai - 3. juin 2010

Comme désiré depuis longtemps, nous voulons de nouveau aller ensemble à Berlin -, comme nous l'espérons avec beaucoup de nos amis Beaurepairois.
Le 30 mai, nous partirons tôt pour arriver vers 15 heures à notre hôtel "Allegra in Mitte" (Verband Christlicher Hospize) près de la Friedrichstraße (lequel nous offre les meilleures possibilités pour tout programme de soirée). Pour l'après-midi, nous proposons une petite promenade vers l'Île des musées (avec marché aux puces) et vers l'Oranienstraße où il y a assez de petits restaurants pour dîner.
Nous pensons faire une journée d'excursion au Wannsee et à Potsdam où nous attirent la Liebermannvilla, l'Alexandrowska, la domaine Bornstedt et le Cäcilienhof.
A Berlin, nous proposons la visite du Nouveau Musée (avec la Nofretete) et du Musée Bode, éventuellement nous montons sur la tour de télévision. Nous espérons être reçus à la chancellerie ou dans un autre ministère. Nous allons visiter la coupole du Reichstag, et nous ferons une promenade à travers du Tiergarten vers le concert de midi de la philharmonie. La Gedächtniskirche et les galeries KadeWe ne sont pas éloignées. Pour le programme définitif nous aimerions encore respecter les désirs des participants (nous en informer aussitôt !) Notre experte de Berlin, Margrit Huberle va alors coordonner les différents points d'intérêt. Nous lui remercions d'avantage de sa gentillesse de bien vouloir nous guider à travers sa ville natale. Au voyage de retour nous pensons nous arrêter pour voir la belle ville de Meißen et d'y visiter la manufacture de porcelaine.

Pour les 40 participants, le prix pour les trajets, hôtel, buffet de petit déjeuner, entrées et assurance de voyage se monte à ca. 370 Euro. Les membres du Comité (y compris du Comité français) auront une réduction de 10,-Euros. Comme le nombre de participants est limité et qu'il y a déjà des intéressés, veuillez bien vous inscrire aussitôt (jusqu'au 25 mars, si possible) par téléphone (0049-7191-51518/ Rückert ou -57778/Huberle) ; par lettre ou mail (Ulrike.Rueckert@web.de), et virez un acompte de 100,-Euro / personne au compte du Partnerschaftskomitee Auenwald-Beaurepaire à la Volksbank Backnang / IBAN : DE58602911200083707018, BIC : GENODES1VBK. Par ce transfert vous comptez comme inscrit.

Amicalement

Ulrike Rückert
Présidente


Fête du Jumelage et Auenwald - Hocketse 2008


Discours de bienvenue du maire Karl Ostfalk lors de la fête du 20ième anniversaire du jumelage avec Beaurepaire,

Mesdames et Messieurs,

J'ai l'honneur de vous souhaiter la bienvenue au nom du conseil municipal et du Comité de Jumelage, ici dans la cour du Château d'Ebersberg. Je suis particulièrement heureux et honoré de pouvoir vous souhaiter la bienvenue à vous, M. Robert Antretter, membre d'honneur de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe et ancien député du Bundestag,

Cher M. Antretter, aujourd'hui nous sommes spécialement heureux que vous soyez présent pour nous remettre, dans un premier temps, le drapeau d'honneur du Conseil de l'Europe, puis pour nous tenir votre discours, essentiel pour cette grande fête.

J'ai également le grand plaisir de souhaiter la bienvenue à notre député du Bundestag, M. Norbert Barthle de la CDU qui nous soutient toujours activement dans nos projets.

J'adresse aussi mes meilleures salutations et une bienvenue très cordiale à Philippe Mignot, mon nouveau collègue maire de Beaurepaire. Déjà lorsque vous étiez 1er adjoint au maire de Beaurepaire, vous avez fortement soutenu le jumelage.

Une bienvenue cordiale également aux anciens maires de la commune d'Auenwald, Messieurs Peter E. Friedrich, Jürgen Richter et Walter Schmitt.

Mes salutations cordiales s'adressent aussi aux membres du conseil municipal de Beaurepaire et d'Auenwald ainsi qu'aux membres des deux Comités de Jumelage, avec à leur tête les Présidentes, Mme Galfione et Mme Rückert, aux représentants des églises, des écoles, des associations, de la police, ainsi qu'à toutes les citoyennes et tous les citoyens de Beaurepaire et d'Auenwald.

Mesdames et Messieurs,

Il y a presque 21 ans, les signatures officielles du jumelage entre les communes de Beaurepaire et d'Auenwald furent apposées à Beaurepaire d'abord et, une année plus tard, à Auenwald, sur l'acte intitulé " Construire l'avenir ". Ce week-end-ci, nous voulons maintenant fêter solennellement le 20ième anniversaire, ensemble avec nos amis de Beaurepaire.

J'espère que vous avez tous fait bon voyage, que vous êtes bien installés dans vos familles d'accueil et que vous avez passé une bonne soirée hier à l'ouverture des festivités.

Maintenant, je laisse la parole à mon collège beaurepairos, Philippe Mignot.

 

Discours de Monsieur Robert Antretter
Membre d'honneur de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe à Strasbourg à l'occasion de la remise du Drapeau d'Honneur du Conseil de l'Europe à la commune d'Auenwald
Dans de cadre de l'anniversaire du jumelage, le samedi 5 juillet 2008 dans la cour du château d'Ebersberg


Mesdames, Messieurs,


Le Conseil de l'Europe a de bonnes raisons d'accorder à la commune de Auenwald la haute récompense de la plus ancienne famille des peuples européens.

Votre commune entretient un jumelage vivant avec la ville française de Beaurepaire. Depuis 21 ans vous approfondissez ces relations fraternelles par des actions variées des deux communes, des associations et du comité de jumelage du coté d'Auenwald.

En plus du jumelage avec Beaurepaire, la commune d'Auenwald a des contacts avec la commune hongroise de Telki à coté de Budapest.

Vos activités dans le cadre du travail pour le jumelage ont beaucoup impressionné les parlementaires européens. Ceci vaut aussi bien pour votre œuvre continue depuis plus de vingt ans que pour les évènements récents.

Les parlementaires ont constaté avec plaisir que les professeurs de français étudient avec les élèves des écoles primaires des chansons de Noël comme " petit papa Noël " pour divertir chaque année les visiteurs du marché de Noël. Lors du dernier marché de Noël vous avez à nouveau fait la démonstration du travail accompli par les cours de français facultatifs dans les deux écoles primaires et montré que l'engagement des nombreux parents en vaut la peine ; car chaque année l'argent du marché de Noël sert à aider des œuvres sociales à Beaurepaire.

Afin que les élèves puissent approfondir leurs connaissances en français, ils partent régulièrement pour des échanges scolaires à Beaurepaire. Le comité de jumelage et la commune d'Auenwald financent ces échanges. Rien que pour cette contribution à l'approfondissement des échanges amicaux dès le plus jeune âge, nous vous devons remerciements et respect. Mais je suis sûr que le plus grand remerciement vous le recevez, vous les professeurs et tous ceux qui participent à cet effort, par les élèves eux-mêmes. Par exemple avec la simple phrase d'une écolière de 10 ans, qui à écrit : " je veux repartir en France ".

La coopération avec l'université populaire, qui propose des cours de français pour débutants et élèves confirmés, avec le soutien financier du comité de jumelage et de la commune d'Auenwald est impressionnante.

Les parlementaires ont été également impressionnés par le fait que vous parveniez à mettre en parallèle les différentes réalités de vie, de culture et de coutumes dans différents domaines et à en discuter, par exemple lors de la visite à Berlin en 2004 pendant laquelle vous avez pu, au point sensible de l'histoire de l'Allemagne récente, constater ou mène le manque de liberté et la dictature et quelles espérances une société libre peut engendrer.

Inoubliable pour les participants fut certainement la nouvelle rencontre avec les agriculteurs français en 2006 ici à Auenwald avec un échange de points de vue sur la profession, des visites et des discussions sur la politique agricole de l' Allemagne, de la France et de l'Europe.

Un point fort des vingt ans de votre jumelage fut sûrement la rencontre pour l'anniversaire du jumelage du 13 au 15 juillet 2007 à Beaurepaire. Avec deux cars vous vous êtes rendus en compagnie de 120 personnes à votre ville jumelée alors qu'un groupe du " Motorradclub Trailhof " avait passé la nuit sur le camping de Beaurepaire avant l'arrivée de la grande délégation. Des représentants du TSV Auewald, du " Motorradclub Auenwald " et de la chorale Val'Canto ont participé à un office religieux œcuménique célébré en commun à l'église Saint Michel, incitant le Maire Monsieur Nucci à parler d'un " feu d'artifice des émotions ".

Vous avez apporté une contribution particulière, cher Maire et chère Présidente du Comité de jumelage en posant une couronne au monument pour les résistants fusillés par la Wehrmacht et en évoquant avec émotion les évènements d'il y a plus de 64 ans. De la sorte vous avez, de façon symbolique, parcouru le chemin que nous ont tracé Konrad Adenauer et Charles de Gaulle, que Willy Brandt nous a montré en exemple dans le ghetto de Varsovie et dont Helmut Kohl et François Mitterand ont confirmé le bien-fondé en se tenant la main devant les champs de bataille de Verdun, comme un avertissement à ne jamais remettre en danger ce bien précieux qu'est l'amitié franco-allemande.

De fait, il a fallu un temps inimaginable, pour que l'idée d'une réconciliation européenne devienne réalité. Les efforts dans ce sens sont vieux de plusieurs siècles. Cette idée a 1166 ans. Les petits-fils de Charlemagne l'ont formulée en 842 dans l'Edit de Strasbourg en allemand, français et latin. C'était 384 ans avant que le château d'Ebersberg ne fut mentionné dans un document.

Ce qui est advenu par la suite, nous le savons à travers les livres d'histoire, beaucoup d'entre nous par leur propre vécu. Des siècles d'hostilités et de guerres.

Et aujourd'hui, dans la neuvième année du troisième millénaire, si nous regardons en arrière, force est de constater que le siècle dernier fut, comme aucun autre, marqué de crises, de conflits et de guerres. Il restera en mémoire comme une époque de guerres dévastatrices et de conflits perpétuels. Ils entrera aussi dans l'histoire comme un siècle durant lequel l'idée d'une cohabitation pacifique des peuples a pris forme. Le Conseil de l'Europe et les Nations Unies on été crées. Les droits de l'homme devinrent partie intégrante de la politique internationale.

" La paix n'est pas l'absence de guerre : la paix est une qualité, un état d'esprit, une propension au bien, à la confiance et à la justice ". C'est ainsi que l'a formulé le philosophe hollandais Baruch Spinoza, il y a plus de 300 ans.

Et le pape Jean Paul II disait que la guerre ne commence jamais d'elle-même, que la guerre entre les hommes commence par le non-respect du prochain, par les hostilités entre voisins, par le mépris envers les hommes d'autres pays ou d'autres races.

Le Conseil de l'Europe est issu de cette esprit il y a 59 ans de cela et il s'y sent lié aujourd'hui encore et pour l'avenir. L'Europe est la région du monde avec la plus grande diversité de langues, de cultures et de formes de vie. Pourtant elle se comprend depuis l'antiquité jusqu'à nos jours comme une unité qui est plus qu'une simple définition géographique. José Ortega y Gasset l'a formulé de façon plus pertinente que les autres : " si nous faisions aujourd'hui un bilan de nos possessions spirituelles, nous constaterions que la plupart d'entre-elles ne proviennent pas de notre pays respectif mais de l'héritage européen commun.En nous l'Européen prévaut sur l'Allemand, l'Espagnol, le Français. Quatre cinquième de nos possessions sont communes à l'Europe. "

Ce faisant, nous ne voulons pas dissoudre les états, ni réduire l'importance de la nation et de la patrie, ni amalgamer les peuples, mais nous voulons assurer la paix entre eux afin qu'ils puissent exercer leurs droits à la souveraineté dans le cadre d'une étroite et inaltérable coopération au sein de l'Union Européenne. A l'avenir, les peuples s'y reconnaîtront dans leur incomparable diversité.

Dans cette Europe, les tombes de part et d'autre des frontières, seront toujours présentes à notre esprit mais ne détermineront pas notre vie.

Vous les citoyennes et citoyens de Auenwald vous vous êtes efforcés depuis plus de vingt ans de contribuer à une Europe de paix et d'amitié. Votre travail pour le jumelage fait de vous une commune qui particulièrement à cœur de porter le rêve de paix et de liberté dans une Europe unie jusque dans la vie quotidienne des gens. Pour cette raison, vous avez déjà reçu pour les 10 ans du jumelage en 1998 le diplôme de l'Europe.

47 pays constituent le Conseil de l'Europe. Son rayon d'action va de Reykjavik à Bakou et de Séville à Vladivostok. Un milliard d'individus vivent dans cette partie du monde. Et les représentants à Strasbourg ont décidé unanimement de vous remettre la récompense que je vous apporte aujourd'hui.

C'est à vous que revient le drapeau d'honneur du Conseil de l'Europe que je vous remet, Monsieur le Maire en vous demandant de la transmettre à ceux qui mettent en pratique au quotidien les principes du Conseil de l'Europe, aux citoyennes et citoyens et tout particulièrement à la jeune génération de votre commune.


Les discours de Mme Ulrike Rückert,
Présidente du Comité de Jumelage Auenwald-Beaurepaire


Mesdames et Messieurs,
Cher M. Antretter, chers amis,

20 ans :
Quand nous avons décidé de faire paraître un livret du jumelage pour cet anniversaire et que nous avons commencé à parcourir les vieux documents et les Photos que les citoyens nous avaient prêtés, nous étions étonnés : ça fait déjà vingt ans ? C'était même déjà en 1981, avant le début du jumelage officiel ? 20 ans, ce n'est pas une période très longue, même pas vraiment une date de jubilé, cela ne commence qu'à 25 ans. Tout de même, c'est pour beaucoup d'entre nous une partie longue et essentielle de notre vie, qui a été remplie de ce jumelage. Il y a des familles qui vraiment se redent visite depuis 1981, qui au-delà de la distance de 748 km entre nos communes ont partagé cet espace de temps.
Auenwald et Beaurepaire avaient de la chance que des associations et des personnes individuelles aient commencé cette amitié : ils ont enflammé les officiels pour ce jumelage. Ce n'était pas la volonté politique de titulaires d'une fonction, qui se trouvait au début, mais l'amitié entre les hommes.
Mais comment cette amitié entre des inconnus, séparés par nationalité, langue et distance, peut-elle naître ? Chance heureuse ? Beau temps au moment de la première rencontre, comme il le fait aujourd'hui ? Les bonnes personnes au bon endroit et moment ? Comment est-il possible que le long des années, ceux qui veulent venir dans la commune jumelée trouvent des familles d'accueil, même s'ils ne parlent pas la langue de leur hôte ou vice-versa. Et comment, de ces familles d'accueil qui, au début, se faisaient peut-être des soucis à cause du manque de la possibilité de se parler, comment en sont devenues des familles liées en amitié ?
Il y a une explication transcendante et une intra terrestre : Au fond, c'est une merveille que cela se passe, que des hommes mélangés par le hasard se comprennent, gardent contact, deviennent des amis. Mais ce ne sont pas des hommes quelconques. Vous ! n'êtes pas des hommes quelconques ! Celui qui accueille un hôte - de temps en temps aussi plusieurs ! - chez lui, dans sa maison, dans sa famille, qui lui donne même les clés de la maison parce qu'on doit peut-être encore travailler - celui-là est quelqu'un d'extraordinaire !
Ainsi, je sui d'avis qu'il doit y avoir un " gène de jumelage ", possédé par quelques hommes - et par quelques-uns non. Et ce gène semble être extraordinairement répandu dans nos communes comme on peut le voir du grand nombre de nos hôtes et du grand nombre de nos familles d'accueil.
C'est typique pour les gènes qu'on ne sait pas encore qu'on les possède s'il n'y a pas quelqu'un qui nous l'indique. Cela m'amène aux personnes qui, une fois que le mouvement du jumelage avait démarré en ont pris la fonction motrice et qui j'aimerais remercier aujourd'hui. Présidents d'associations, moniteurs de jeunes, car au début, c'étaient les associations-mêmes qui ont pris en charge l'hébergement de leurs homologues. La forme la plus effective pour la propagation du " gène de jumelage ", c'est celle de bouche-à-l'oreille :
Par cette une association on en a gagné d'autres, les pompiers, les agriculteurs.
Ce qui fait que je suis portée à croire à l'explication transcendante c'est que, dans les deux communes il y ait eu des responsables qui, en même temps, avait également des postes à la commune ou l'ont encore : Je parle de l'amitié entre Patrick Clément, notre ami, mort hélas ! beaucoup trop tôt, moteur du jumelage à Beaurepaire et de notre 1er adjoint au maire comme dans le jumelage, Waldemar Fuderer. C'est à toi, cher Waldemar, que je veux remercier avant tous autres. Si chacun de vous levait la main dont le " gène de jumelage " fut mis au jour par M Fuderer, je crois, qu'il n'y aurait pas beaucoup de mains qui ne se lèveraient pas. Il connaît tous, sait tout et il possède une manière absolument convaincante et tout de même extrêmement douce de partager les joies du jumelage.
Des moteurs du jumelage étaient et sont encore nos maires, d'abord M Richter, et après vous, cher M Friedrich, membre d'honneur de notre Comité de Jumelage. Vous avez inlassablement tout fait pour la construction du jumelage. Sous votre égide, nous avons pu installer l'enseignement facultatif du français aux écoles primaires qui dure continuellement jusqu'à aujourd'hui. Hier soir justement, quelqu'un m'a présenté sa petite-fille, 1 (meilleur note allemande) en français qui, maintenait, a pris la fonction d'interprète dans la famille ! Pour vous, M Friedrich le jumelage était une affaire de cœur ! (" Gène de jumelage " d'une forme prononcée) Je vous remercie également, vous M. Ostfalk, de ce que vous soutenez notre jumelage dès le début de votre mandat. Vous fûtes tout de suite infecté par notre " gène de jumelage " et, comme médicalement ce n'est pas possible, vous devez déjà l'avoir apporté sous forme sommeillante. A vous, nous devons cette fête, pour sa préparation vous nous avez accordé tout soutien possible.
Du côté Beaurepairois, c'était pour 20 ans M. Nucci qui a fait avancer le jumelage et qui je veux très cordialement remercier aujourd'hui pour tout ce qu'il a fait pendant cette langue période. De ses côtés comme 1er adjoint depuis longtemps, aujourd'hui maire lui-même, Philippe Mignot, dont la mère a déjà participé au jumelage, il y a de longues années, et qui est venu à Auenwald encore très jeune et revenu dès lors. Nous le ressentons comme un grand bonheur que c'est justement vous qui allez continuer le jumelage officiel.
Des moteurs du jumelage, c'étaient bien sûr, les présidents des comités. Là, je remercie mon homologue Mme Monique Galfione représentant tous ceux qui ont œuvré en bon contact avec nous comme présidents avant elle du Comité ou des " Amis du Jumelage ". En la regardant vous voyez : le " gène du jumelage " vous grade jeune : Malgré les 20 années du jumelage, avec son mari et d'autres amis, elle a fait le trajet entre nos communes à bicyclette.
Je remercie les membres présidents des deux comités - chez nous c'est Kurt Keser comme vice-président et Manfred Packmor comme trésorier dès le début du Comité -. Mes sincères remerciements à tous les membres des Comités qui portent le mouvement par leur travail constant, engagé et fiable. Sans vous, aucune présidence ne peut réussir. C'est votre avis qui forme le travail, vous connaissez chacun différents citoyens de nos communes et vous savez ce qui est important pour eux. C'est par vous que nous avons une vraie base !
Merci aux enseignantes du français des écoles primaires, Mesdames Steinat, Ege, Wewerka ont enthousiasmé les élèves. Aujourd'hui, ce sont Mme Venturini qui, en même temps enseigne dans les cours de français pour adultes et qui est gagne les jeunes et les adultes par son rire et Mme Huberle. Margrit, tu préfères toujours rester dans la deuxième ligne tandis que tu fais une grande partie du travail, aujourd'hui j'aimerais te remercier tout officiellement.
En 199o, quand je fus élu Présidente du premier comité de jumelage, mon programme était modeste : pas un programme de politique européenne, c'étaient de petits pas que nous voulions commencer, des petits pas, mais des pas réalisables. Des échanges entre élèves ou entre apprentis c'est ce qu'on avisait. Moi, j'avais déjà pu participer très jeune à un des premiers échanges scolaires du temps après-guerre, ce qui a fondé mon amitié avec la France et les Français. Ce dont on fait l'expérience très jeune, reste dans la mémoire, le plus jeune le plus intensément. S'il n'y a peut-être pas de " gène de jumelage " dès la naissance, c'est ici qu'un tel se laisse fonder. Des petits pas sont souvent de grands pas.
Une mère qui avait accueilli deux enfants d'école primaire, raconte de son embarras quand l'un des enfants - quoique installés à deux copains - ne pouvait pas s'endormir parce qu'il était si loin de sa maman. Elle ne parlait pas le français. Alors, elle s'est dit, je vais essayer ce qui fonctionne aussi chez mes enfants à moi : Elle a cherché un livre d'enfants, en a lu - en allemand- .Et l'enfant s'est endormi. L'autre matin pas question de mal de pays. Cette mère a plus fait pour l'amitié entre les peuples que tous les discours officiels ne le peuvent. C'est de cette façon que fonctionne un jumelage !
Il y a un seul désir qui m'est resté malgré tous les pas petits ou moins petits réussis : que le jumelage Auenwald-Beaurepaire soit assuré aussi par des liens familiaux. Ce désir me fut rempli hier, juste à la fête des 20 ans du jumelage et j'ai la permission officielle de vous annoncer que Nadine Florl et Nicolas Fanjat vont se marier l'année prochaine, une fête ou le jumelage jouera un rôle dans un double sens. Toutes nos félicitations ! Que beaucoup d'autres couples suivent votre exemple pour que notre jumelage perdure encore longtemps dans les cœurs des hommes. Merci !