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Conférence de la Commission franco-allemande
Berlin, 20-21 janvier 2011
Déclaration finale
1. La Commission franco-allemande des élus
locaux s'est retrouvée à Berlin les
20 et 21 janvier 2011, et ce à la veille de
l'anniversaire de la signature du Traité de
l'Elysée. Plus de 200 personnes ont participé
aux travaux de la conférence annuelle de la
Commission, instance de dialogue et de réflexion
des élus locaux des deux pays, animée
par le Rat der Gemeinden und Regionen Europas et l'Association
Française du Conseil des Communes et des Régions
d'Europe, et co-présidée par Reinhard
Sommer et Sylvie Lenourrichel.
2. Les participants tiennent d'abord à exprimer
leur gratitude à l'Ambassade de France et à
ses collaborateurs pour le soutien apporté
à l'organisation de la Conférence, qui
n'aurait pu se tenir sans leur appui efficace et précieux.
3. La Conférence portait sur les thèmes
de la redynamisation du mouvement des jumelages, sur
les enjeux locaux du changement démographique,
et sur l'ouverture du partenariat franco-allemand
vers d'autres pays en Europe ou au-delà.
4. Les participants à la Conférence
tiennent à réaffirmer l'importance fondamentale
des jumelages et partenariats entre collectivités
territoriales des deux pays qui permettent de faciliter
les échanges et donc la compréhension
entre les citoyens.
Les jumelages franco-allemands continuent de tenir
une place essentielle dans le mouvement des jumelages
en Europe et il convient de les renforcer.
5. Tout en restant fidèles aux principes fondateurs
de ce mouvement, les participants estiment cependant
qu'il convient de faire évoluer les jumelages
afin de faire face aux nouveaux défis, et notamment
la participation des jeunes, avec le soutien jamais
démenti de l'Office Franco-Allemand pour la
Jeunesse; et des publics défavorisés.
Les jumelages doivent s'adapter et prendre en compte
de nouveaux aspects liés à la mobilité,
la formation professionnelle et les échanges
économiques. De même, la question du
renouvellement des équipes d'animation des
jumelages doit être affrontée par les
structures.
6. Parmi les pistes de réflexion à
privilégier, les participants soulignent l'intérêt
de développer des relations communes avec des
collectivités de pays d'Europe Centrale et
Orientale ainsi que de pays tiers, extérieurs
à l'Union Européenne. Il s'agit notamment
d'inscrire les jumelages et partenariats dans un cadre
plus large de l'aide au développement et ce,
en étroite coordination avec les politiques
nationales.
7. Les participants insistent sur l'importance du
maintien des programmes permettant de soutenir financièrement
les jumelages et les échanges entre citoyens
et appellent les partenaires à la vigilance
compte tenu des perspectives financières de
l'Union Européenne. De plus, ils soulignent
que les procédures doivent être simplifiées.
8. S'agissant des relations entre la France et l'Allemagne,
les participants à la Conférence souhaitent
inviter les gouvernements nationaux à intégrer
les initiatives des jumelages dans le processus de
concertation politique entre les deux pays. La Conférence
franco-allemande salue particulièrement "
l'Agenda 2020 franco-allemand " que le gouvernement
fédéral allemand et le gouvernement
français ont élaboré en coopération
et qui prend en compte le mouvement des jumelages.
En outre, la Commission franco-allemande se réfère
aux objectifs du Traité de l'Elysée
de 1963 par lequel les deux Etats se sont fortement
engagés.
9. La Commission franco-allemande tient enfin à
rappeler que l'Union Européenne n'a pu progresser
que lorsque la France et l'Allemagne partageaient
une vision commune des défis à relever.
Ils invitent donc les gouvernements des deux pays
à se mobiliser en faveur de la Construction
Européenne et à faire partager par les
autres pays membres de l'Union cette mobilisation,
seul moyen de faire progresser le sentiment européen
et d'entraîner, par là-même, l'adhésion
des citoyens.
10. Afin que les initiatives de la Commission franco-allemande
soient mieux reconnues par la Commission Européenne,
des conférences thématiques seront organisées
à Bruxelles et approfondiront des thèmes
pertinents et concrets pour les jumelages de villes
et de communes.
11.03.2011
Chers
membres, chers amis du jumelage, mail : Ulrike.Rueckert@web.de
05.03.2010
Invitation cordiale de participer à notre voyage
" Berlin pour avancés "
Berlin für Fortgeschrittene
Voyage en car du 30 mai - 3. juin 2010
Comme
désiré depuis longtemps, nous voulons
de nouveau aller ensemble à Berlin -, comme
nous l'espérons avec beaucoup de nos amis Beaurepairois.
Le 30 mai, nous partirons tôt pour arriver vers
15 heures à notre hôtel "Allegra
in Mitte" (Verband Christlicher Hospize) près
de la Friedrichstraße (lequel nous offre les
meilleures possibilités pour tout programme
de soirée). Pour l'après-midi, nous
proposons une petite promenade vers l'Île des
musées (avec marché aux puces) et vers
l'Oranienstraße où il y a assez de petits
restaurants pour dîner.
Nous pensons faire une journée d'excursion
au Wannsee et à Potsdam où nous attirent
la Liebermannvilla, l'Alexandrowska, la domaine Bornstedt
et le Cäcilienhof.
A Berlin, nous proposons la visite du Nouveau Musée
(avec la Nofretete) et du Musée Bode, éventuellement
nous montons sur la tour de télévision.
Nous espérons être reçus à
la chancellerie ou dans un autre ministère.
Nous allons visiter la coupole du Reichstag, et nous
ferons une promenade à travers du Tiergarten
vers le concert de midi de la philharmonie. La Gedächtniskirche
et les galeries KadeWe ne sont pas éloignées.
Pour le programme définitif nous aimerions
encore respecter les désirs des participants
(nous en informer aussitôt !) Notre experte
de Berlin, Margrit Huberle va alors coordonner les
différents points d'intérêt. Nous
lui remercions d'avantage de sa gentillesse de bien
vouloir nous guider à travers sa ville natale.
Au voyage de retour nous pensons nous arrêter
pour voir la belle ville de Meißen et d'y visiter
la manufacture de porcelaine.
Pour
les 40 participants, le prix pour les trajets, hôtel,
buffet de petit déjeuner, entrées et
assurance de voyage se monte à ca. 370 Euro.
Les membres du Comité (y compris du Comité
français) auront une réduction de 10,-Euros.
Comme le nombre de participants est limité
et qu'il y a déjà des intéressés,
veuillez bien vous inscrire aussitôt (jusqu'au
25 mars, si possible) par téléphone
(0049-7191-51518/ Rückert ou -57778/Huberle)
; par lettre ou mail (Ulrike.Rueckert@web.de), et
virez un acompte de 100,-Euro / personne au compte
du Partnerschaftskomitee Auenwald-Beaurepaire à
la Volksbank Backnang / IBAN : DE58602911200083707018,
BIC : GENODES1VBK. Par ce transfert vous comptez comme
inscrit.
Amicalement
Ulrike
Rückert
Présidente
Fête
du Jumelage et Auenwald - Hocketse 2008
Discours
de bienvenue du maire Karl Ostfalk lors de la fête
du 20ième anniversaire du jumelage avec Beaurepaire,
Mesdames
et Messieurs,
J'ai l'honneur de vous souhaiter la bienvenue au nom
du conseil municipal et du Comité de Jumelage,
ici dans la cour du Château d'Ebersberg. Je
suis particulièrement heureux et honoré
de pouvoir vous souhaiter la bienvenue à vous,
M. Robert Antretter, membre d'honneur de l'Assemblée
Parlementaire du Conseil de l'Europe et ancien député
du Bundestag,
Cher
M. Antretter, aujourd'hui nous sommes spécialement
heureux que vous soyez présent pour nous remettre,
dans un premier temps, le drapeau d'honneur du Conseil
de l'Europe, puis pour nous tenir votre discours,
essentiel pour cette grande fête.
J'ai
également le grand plaisir de souhaiter la
bienvenue à notre député du Bundestag,
M. Norbert Barthle de la CDU qui nous soutient toujours
activement dans nos projets.
J'adresse
aussi mes meilleures salutations et une bienvenue
très cordiale à Philippe Mignot, mon
nouveau collègue maire de Beaurepaire. Déjà
lorsque vous étiez 1er adjoint au maire de
Beaurepaire, vous avez fortement soutenu le jumelage.
Une
bienvenue cordiale également aux anciens maires
de la commune d'Auenwald, Messieurs Peter E. Friedrich,
Jürgen Richter et Walter Schmitt.
Mes
salutations cordiales s'adressent aussi aux membres
du conseil municipal de Beaurepaire et d'Auenwald
ainsi qu'aux membres des deux Comités de Jumelage,
avec à leur tête les Présidentes,
Mme Galfione et Mme Rückert, aux représentants
des églises, des écoles, des associations,
de la police, ainsi qu'à toutes les citoyennes
et tous les citoyens de Beaurepaire et d'Auenwald.
Mesdames
et Messieurs,
Il
y a presque 21 ans, les signatures officielles du
jumelage entre les communes de Beaurepaire et d'Auenwald
furent apposées à Beaurepaire d'abord
et, une année plus tard, à Auenwald,
sur l'acte intitulé " Construire l'avenir
". Ce week-end-ci, nous voulons maintenant fêter
solennellement le 20ième anniversaire, ensemble
avec nos amis de Beaurepaire.
J'espère
que vous avez tous fait bon voyage, que vous êtes
bien installés dans vos familles d'accueil
et que vous avez passé une bonne soirée
hier à l'ouverture des festivités.
Maintenant,
je laisse la parole à mon collège beaurepairos,
Philippe Mignot.
Discours
de Monsieur Robert Antretter
Membre d'honneur de l'Assemblée Parlementaire
du Conseil de l'Europe à Strasbourg à
l'occasion de la remise du Drapeau d'Honneur du Conseil
de l'Europe à la commune d'Auenwald
Dans de cadre de l'anniversaire du jumelage, le samedi
5 juillet 2008 dans la cour du château d'Ebersberg
Mesdames, Messieurs,
Le Conseil de l'Europe a de bonnes raisons d'accorder
à la commune de Auenwald la haute récompense
de la plus ancienne famille des peuples européens.
Votre
commune entretient un jumelage vivant avec la ville
française de Beaurepaire. Depuis 21 ans vous
approfondissez ces relations fraternelles par des
actions variées des deux communes, des associations
et du comité de jumelage du coté d'Auenwald.
En
plus du jumelage avec Beaurepaire, la commune d'Auenwald
a des contacts avec la commune hongroise de Telki
à coté de Budapest.
Vos
activités dans le cadre du travail pour le
jumelage ont beaucoup impressionné les parlementaires
européens. Ceci vaut aussi bien pour votre
uvre continue depuis plus de vingt ans que pour
les évènements récents.
Les
parlementaires ont constaté avec plaisir que
les professeurs de français étudient
avec les élèves des écoles primaires
des chansons de Noël comme " petit papa
Noël " pour divertir chaque année
les visiteurs du marché de Noël. Lors
du dernier marché de Noël vous avez à
nouveau fait la démonstration du travail accompli
par les cours de français facultatifs dans
les deux écoles primaires et montré
que l'engagement des nombreux parents en vaut la peine
; car chaque année l'argent du marché
de Noël sert à aider des uvres sociales
à Beaurepaire.
Afin
que les élèves puissent approfondir
leurs connaissances en français, ils partent
régulièrement pour des échanges
scolaires à Beaurepaire. Le comité de
jumelage et la commune d'Auenwald financent ces échanges.
Rien que pour cette contribution à l'approfondissement
des échanges amicaux dès le plus jeune
âge, nous vous devons remerciements et respect.
Mais je suis sûr que le plus grand remerciement
vous le recevez, vous les professeurs et tous ceux
qui participent à cet effort, par les élèves
eux-mêmes. Par exemple avec la simple phrase
d'une écolière de 10 ans, qui à
écrit : " je veux repartir en France ".
La
coopération avec l'université populaire,
qui propose des cours de français pour débutants
et élèves confirmés, avec le
soutien financier du comité de jumelage et
de la commune d'Auenwald est impressionnante.
Les
parlementaires ont été également
impressionnés par le fait que vous parveniez
à mettre en parallèle les différentes
réalités de vie, de culture et de coutumes
dans différents domaines et à en discuter,
par exemple lors de la visite à Berlin en 2004
pendant laquelle vous avez pu, au point sensible de
l'histoire de l'Allemagne récente, constater
ou mène le manque de liberté et la dictature
et quelles espérances une société
libre peut engendrer.
Inoubliable
pour les participants fut certainement la nouvelle
rencontre avec les agriculteurs français en
2006 ici à Auenwald avec un échange
de points de vue sur la profession, des visites et
des discussions sur la politique agricole de l' Allemagne,
de la France et de l'Europe.
Un
point fort des vingt ans de votre jumelage fut sûrement
la rencontre pour l'anniversaire du jumelage du 13
au 15 juillet 2007 à Beaurepaire. Avec deux
cars vous vous êtes rendus en compagnie de 120
personnes à votre ville jumelée alors
qu'un groupe du " Motorradclub Trailhof "
avait passé la nuit sur le camping de Beaurepaire
avant l'arrivée de la grande délégation.
Des représentants du TSV Auewald, du "
Motorradclub Auenwald " et de la chorale Val'Canto
ont participé à un office religieux
cuménique célébré
en commun à l'église Saint Michel, incitant
le Maire Monsieur Nucci à parler d'un "
feu d'artifice des émotions ".
Vous
avez apporté une contribution particulière,
cher Maire et chère Présidente du Comité
de jumelage en posant une couronne au monument pour
les résistants fusillés par la Wehrmacht
et en évoquant avec émotion les évènements
d'il y a plus de 64 ans. De la sorte vous avez, de
façon symbolique, parcouru le chemin que nous
ont tracé Konrad Adenauer et Charles de Gaulle,
que Willy Brandt nous a montré en exemple dans
le ghetto de Varsovie et dont Helmut Kohl et François
Mitterand ont confirmé le bien-fondé
en se tenant la main devant les champs de bataille
de Verdun, comme un avertissement à ne jamais
remettre en danger ce bien précieux qu'est
l'amitié franco-allemande.
De
fait, il a fallu un temps inimaginable, pour que l'idée
d'une réconciliation européenne devienne
réalité. Les efforts dans ce sens sont
vieux de plusieurs siècles. Cette idée
a 1166 ans. Les petits-fils de Charlemagne l'ont formulée
en 842 dans l'Edit de Strasbourg en allemand, français
et latin. C'était 384 ans avant que le château
d'Ebersberg ne fut mentionné dans un document.
Ce
qui est advenu par la suite, nous le savons à
travers les livres d'histoire, beaucoup d'entre nous
par leur propre vécu. Des siècles d'hostilités
et de guerres.
Et
aujourd'hui, dans la neuvième année
du troisième millénaire, si nous regardons
en arrière, force est de constater que le siècle
dernier fut, comme aucun autre, marqué de crises,
de conflits et de guerres. Il restera en mémoire
comme une époque de guerres dévastatrices
et de conflits perpétuels. Ils entrera aussi
dans l'histoire comme un siècle durant lequel
l'idée d'une cohabitation pacifique des peuples
a pris forme. Le Conseil de l'Europe et les Nations
Unies on été crées. Les droits
de l'homme devinrent partie intégrante de la
politique internationale.
"
La paix n'est pas l'absence de guerre : la paix est
une qualité, un état d'esprit, une propension
au bien, à la confiance et à la justice
". C'est ainsi que l'a formulé le philosophe
hollandais Baruch Spinoza, il y a plus de 300 ans.
Et
le pape Jean Paul II disait que la guerre ne commence
jamais d'elle-même, que la guerre entre les
hommes commence par le non-respect du prochain, par
les hostilités entre voisins, par le mépris
envers les hommes d'autres pays ou d'autres races.
Le
Conseil de l'Europe est issu de cette esprit il y
a 59 ans de cela et il s'y sent lié aujourd'hui
encore et pour l'avenir. L'Europe est la région
du monde avec la plus grande diversité de langues,
de cultures et de formes de vie. Pourtant elle se
comprend depuis l'antiquité jusqu'à
nos jours comme une unité qui est plus qu'une
simple définition géographique. José
Ortega y Gasset l'a formulé de façon
plus pertinente que les autres : " si nous faisions
aujourd'hui un bilan de nos possessions spirituelles,
nous constaterions que la plupart d'entre-elles ne
proviennent pas de notre pays respectif mais de l'héritage
européen commun.En nous l'Européen prévaut
sur l'Allemand, l'Espagnol, le Français. Quatre
cinquième de nos possessions sont communes
à l'Europe. "
Ce
faisant, nous ne voulons pas dissoudre les états,
ni réduire l'importance de la nation et de
la patrie, ni amalgamer les peuples, mais nous voulons
assurer la paix entre eux afin qu'ils puissent exercer
leurs droits à la souveraineté dans
le cadre d'une étroite et inaltérable
coopération au sein de l'Union Européenne.
A l'avenir, les peuples s'y reconnaîtront dans
leur incomparable diversité.
Dans
cette Europe, les tombes de part et d'autre des frontières,
seront toujours présentes à notre esprit
mais ne détermineront pas notre vie.
Vous
les citoyennes et citoyens de Auenwald vous vous êtes
efforcés depuis plus de vingt ans de contribuer
à une Europe de paix et d'amitié. Votre
travail pour le jumelage fait de vous une commune
qui particulièrement à cur de
porter le rêve de paix et de liberté
dans une Europe unie jusque dans la vie quotidienne
des gens. Pour cette raison, vous avez déjà
reçu pour les 10 ans du jumelage en 1998 le
diplôme de l'Europe.
47
pays constituent le Conseil de l'Europe. Son rayon
d'action va de Reykjavik à Bakou et de Séville
à Vladivostok. Un milliard d'individus vivent
dans cette partie du monde. Et les représentants
à Strasbourg ont décidé unanimement
de vous remettre la récompense que je vous
apporte aujourd'hui.
C'est
à vous que revient le drapeau d'honneur du
Conseil de l'Europe que je vous remet, Monsieur le
Maire en vous demandant de la transmettre à
ceux qui mettent en pratique au quotidien les principes
du Conseil de l'Europe, aux citoyennes et citoyens
et tout particulièrement à la jeune
génération de votre commune.
Les
discours de Mme Ulrike Rückert,
Présidente du Comité de Jumelage Auenwald-Beaurepaire
Mesdames et Messieurs,
Cher M. Antretter, chers amis,
20
ans :
Quand nous avons décidé de faire paraître
un livret du jumelage pour cet anniversaire et que
nous avons commencé à parcourir les
vieux documents et les Photos que les citoyens nous
avaient prêtés, nous étions étonnés
: ça fait déjà vingt ans ? C'était
même déjà en 1981, avant le début
du jumelage officiel ? 20 ans, ce n'est pas une période
très longue, même pas vraiment une date
de jubilé, cela ne commence qu'à 25
ans. Tout de même, c'est pour beaucoup d'entre
nous une partie longue et essentielle de notre vie,
qui a été remplie de ce jumelage. Il
y a des familles qui vraiment se redent visite depuis
1981, qui au-delà de la distance de 748 km
entre nos communes ont partagé cet espace de
temps.
Auenwald et Beaurepaire avaient de la chance que des
associations et des personnes individuelles aient
commencé cette amitié : ils ont enflammé
les officiels pour ce jumelage. Ce n'était
pas la volonté politique de titulaires d'une
fonction, qui se trouvait au début, mais l'amitié
entre les hommes.
Mais comment cette amitié entre des inconnus,
séparés par nationalité, langue
et distance, peut-elle naître ? Chance heureuse
? Beau temps au moment de la première rencontre,
comme il le fait aujourd'hui ? Les bonnes personnes
au bon endroit et moment ? Comment est-il possible
que le long des années, ceux qui veulent venir
dans la commune jumelée trouvent des familles
d'accueil, même s'ils ne parlent pas la langue
de leur hôte ou vice-versa. Et comment, de ces
familles d'accueil qui, au début, se faisaient
peut-être des soucis à cause du manque
de la possibilité de se parler, comment en
sont devenues des familles liées en amitié
?
Il y a une explication transcendante et une intra
terrestre : Au fond, c'est une merveille que cela
se passe, que des hommes mélangés par
le hasard se comprennent, gardent contact, deviennent
des amis. Mais ce ne sont pas des hommes quelconques.
Vous ! n'êtes pas des hommes quelconques ! Celui
qui accueille un hôte - de temps en temps aussi
plusieurs ! - chez lui, dans sa maison, dans sa famille,
qui lui donne même les clés de la maison
parce qu'on doit peut-être encore travailler
- celui-là est quelqu'un d'extraordinaire !
Ainsi, je sui d'avis qu'il doit y avoir un "
gène de jumelage ", possédé
par quelques hommes - et par quelques-uns non. Et
ce gène semble être extraordinairement
répandu dans nos communes comme on peut le
voir du grand nombre de nos hôtes et du grand
nombre de nos familles d'accueil.
C'est typique pour les gènes qu'on ne sait
pas encore qu'on les possède s'il n'y a pas
quelqu'un qui nous l'indique. Cela m'amène
aux personnes qui, une fois que le mouvement du jumelage
avait démarré en ont pris la fonction
motrice et qui j'aimerais remercier aujourd'hui. Présidents
d'associations, moniteurs de jeunes, car au début,
c'étaient les associations-mêmes qui
ont pris en charge l'hébergement de leurs homologues.
La forme la plus effective pour la propagation du
" gène de jumelage ", c'est celle
de bouche-à-l'oreille :
Par cette une association on en a gagné d'autres,
les pompiers, les agriculteurs.
Ce qui fait que je suis portée à croire
à l'explication transcendante c'est que, dans
les deux communes il y ait eu des responsables qui,
en même temps, avait également des postes
à la commune ou l'ont encore : Je parle de
l'amitié entre Patrick Clément, notre
ami, mort hélas ! beaucoup trop tôt,
moteur du jumelage à Beaurepaire et de notre
1er adjoint au maire comme dans le jumelage, Waldemar
Fuderer. C'est à toi, cher Waldemar, que je
veux remercier avant tous autres. Si chacun de vous
levait la main dont le " gène de jumelage
" fut mis au jour par M Fuderer, je crois, qu'il
n'y aurait pas beaucoup de mains qui ne se lèveraient
pas. Il connaît tous, sait tout et il possède
une manière absolument convaincante et tout
de même extrêmement douce de partager
les joies du jumelage.
Des moteurs du jumelage étaient et sont encore
nos maires, d'abord M Richter, et après vous,
cher M Friedrich, membre d'honneur de notre Comité
de Jumelage. Vous avez inlassablement tout fait pour
la construction du jumelage. Sous votre égide,
nous avons pu installer l'enseignement facultatif
du français aux écoles primaires qui
dure continuellement jusqu'à aujourd'hui. Hier
soir justement, quelqu'un m'a présenté
sa petite-fille, 1 (meilleur note allemande) en français
qui, maintenait, a pris la fonction d'interprète
dans la famille ! Pour vous, M Friedrich le jumelage
était une affaire de cur ! (" Gène
de jumelage " d'une forme prononcée) Je
vous remercie également, vous M. Ostfalk, de
ce que vous soutenez notre jumelage dès le
début de votre mandat. Vous fûtes tout
de suite infecté par notre " gène
de jumelage " et, comme médicalement ce
n'est pas possible, vous devez déjà
l'avoir apporté sous forme sommeillante. A
vous, nous devons cette fête, pour sa préparation
vous nous avez accordé tout soutien possible.
Du côté Beaurepairois, c'était
pour 20 ans M. Nucci qui a fait avancer le jumelage
et qui je veux très cordialement remercier
aujourd'hui pour tout ce qu'il a fait pendant cette
langue période. De ses côtés comme
1er adjoint depuis longtemps, aujourd'hui maire lui-même,
Philippe Mignot, dont la mère a déjà
participé au jumelage, il y a de longues années,
et qui est venu à Auenwald encore très
jeune et revenu dès lors. Nous le ressentons
comme un grand bonheur que c'est justement vous qui
allez continuer le jumelage officiel.
Des moteurs du jumelage, c'étaient bien sûr,
les présidents des comités. Là,
je remercie mon homologue Mme Monique Galfione représentant
tous ceux qui ont uvré en bon contact
avec nous comme présidents avant elle du Comité
ou des " Amis du Jumelage ". En la regardant
vous voyez : le " gène du jumelage "
vous grade jeune : Malgré les 20 années
du jumelage, avec son mari et d'autres amis, elle
a fait le trajet entre nos communes à bicyclette.
Je remercie les membres présidents des deux
comités - chez nous c'est Kurt Keser comme
vice-président et Manfred Packmor comme trésorier
dès le début du Comité -. Mes
sincères remerciements à tous les membres
des Comités qui portent le mouvement par leur
travail constant, engagé et fiable. Sans vous,
aucune présidence ne peut réussir. C'est
votre avis qui forme le travail, vous connaissez chacun
différents citoyens de nos communes et vous
savez ce qui est important pour eux. C'est par vous
que nous avons une vraie base !
Merci aux enseignantes du français des écoles
primaires, Mesdames Steinat, Ege, Wewerka ont enthousiasmé
les élèves. Aujourd'hui, ce sont Mme
Venturini qui, en même temps enseigne dans les
cours de français pour adultes et qui est gagne
les jeunes et les adultes par son rire et Mme Huberle.
Margrit, tu préfères toujours rester
dans la deuxième ligne tandis que tu fais une
grande partie du travail, aujourd'hui j'aimerais te
remercier tout officiellement.
En 199o, quand je fus élu Présidente
du premier comité de jumelage, mon programme
était modeste : pas un programme de politique
européenne, c'étaient de petits pas
que nous voulions commencer, des petits pas, mais
des pas réalisables. Des échanges entre
élèves ou entre apprentis c'est ce qu'on
avisait. Moi, j'avais déjà pu participer
très jeune à un des premiers échanges
scolaires du temps après-guerre, ce qui a fondé
mon amitié avec la France et les Français.
Ce dont on fait l'expérience très jeune,
reste dans la mémoire, le plus jeune le plus
intensément. S'il n'y a peut-être pas
de " gène de jumelage " dès
la naissance, c'est ici qu'un tel se laisse fonder.
Des petits pas sont souvent de grands pas.
Une mère qui avait accueilli deux enfants d'école
primaire, raconte de son embarras quand l'un des enfants
- quoique installés à deux copains -
ne pouvait pas s'endormir parce qu'il était
si loin de sa maman. Elle ne parlait pas le français.
Alors, elle s'est dit, je vais essayer ce qui fonctionne
aussi chez mes enfants à moi : Elle a cherché
un livre d'enfants, en a lu - en allemand- .Et l'enfant
s'est endormi. L'autre matin pas question de mal de
pays. Cette mère a plus fait pour l'amitié
entre les peuples que tous les discours officiels
ne le peuvent. C'est de cette façon que fonctionne
un jumelage !
Il y a un seul désir qui m'est resté
malgré tous les pas petits ou moins petits
réussis : que le jumelage Auenwald-Beaurepaire
soit assuré aussi par des liens familiaux.
Ce désir me fut rempli hier, juste à
la fête des 20 ans du jumelage et j'ai la permission
officielle de vous annoncer que Nadine Florl et Nicolas
Fanjat vont se marier l'année prochaine, une
fête ou le jumelage jouera un rôle dans
un double sens. Toutes nos félicitations !
Que beaucoup d'autres couples suivent votre exemple
pour que notre jumelage perdure encore longtemps dans
les curs des hommes. Merci !
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